21 Jan

Sortie au Musée « du fer forgé »

En ce vendredi 12 décembre, accompagnés de nos deux professeures d’histoire des arts, nous partîmes visiter le Musée du Secq-des-Tournelles, situé derrière le Musée des Beaux-Arts, entre la rue Jean Lecanuet et la place du Chêne Rouge.

De l’extérieur, on l’aperçoit sous forme d’église mais le musée est en réalité à l’intérieur de ce bâtiment. Celui-ci est l’ancienne église Saint-Laurent datant du XVe siècle qui fut bien plus tard ravagée de l’intérieur par un incendie puis resta désaffectée jusqu’en 1921, lorsqu’un collectionneur d’objets en fer, Henri le Secq des Tournelles, visita cette église abandonnée. Il décida d’en faire un musée où il abriterait ses nombreuses collections d’objets en fer forgé, à l’époque voués à disparaître. Aujourd’hui le Musée Le Secq-des-Tournelles est le plus grand musée d’Europe consacré au fer forgé où sont conservés environ 15000 objets.

Nous y rencontrâmes notre conférencière qui s’apprêtait à nous faire visiter le musée avec notre thématique de la visite : le sens de la mesure, la collection Dunod.

Ce musée conserve seulement des œuvres en fer : majoritairement des clefs et des serrures, des enseignes, des tables, des couverts, des instruments de médecine, des fers à repasser, des lits, des objets datant avant l’électricité…

Autrefois, au Moyen Âge, les enseignes en fer étaient beaucoup présents dans les rues étroites des bourgs et les villes, indiquant quelles boutiques ou auberges s’y trouvaient. Néanmoins elles étaient dangereuses, tant en risque de tomber sur des passants, tant responsables d’accident mortels pour les personnes à cheval. Ils furent peu à peu rejetés jusqu’à même disparaître.

Les heurtoirs de porte étaient commandés à des artisans. Ces derniers les fabriquaient sous différentes formes, les sculptaient et emprisonnaient un morceau de tissu coloré entre deux fines plaques soudées.

La médecine était très différente autrefois. Les opérations étaient pratiquées sans anesthésie. Les médecins utilisaient des scies pour amputer un bras ou une jambe, des pinces spéciales…

Notre visite se poursuivit avec les vitrines de balances pour les mesures. Les balances, dont les plus anciennes dataient de l’Antiquité, servaient pour le commerce. Autrefois, les unités de mesures les plus courantes étaient les mains (12 phalanges pour 4 doigts) et les pieds, appelés aussi « pieds du roi ». Néanmoins, à la Révolution française en 1789, il y avait 700 unités de mesure différentes en France, harmonisées plus tard selon la volonté des Cahiers de doléances. Les balances, elles, évoluèrent beaucoup. La balance romaine utilisait le système décimal, un petit bras en fer était suspendu dans le vide, soutenu seulement en équilibre au milieu, d’un côté un peson, ou poids, était fixé, de l’autre côté un crochet permettait d’accrocher le produit à peser qui, s’il était du même poids que le peson, rendait le bras droit en équilibre. La balance à bras était certes fiable mais avait des inconvénients. La balance à peson ressemble à la balance romaine mais avec un ressort au lieu d’un bras, elle fut utilisée au marché puis interdite car elle pouvait parfois être trafiquée.

Il existait d’autres instruments de mesure : les pots à grains qui utilisaient quatre unités différentes : le quintal, le mar, la livre et le grain ; les jauges, des tonnelets qui définissaient une quantité de liquide à l’intérieur ; les Piles à godet de Nuremberg, très précises qui permettaient de mesurer les marchandises ; les compas de report ; les trébuchets qui, lorsqu’on les tintait en entendant une bonne note exacte, étaient bons, dans le cas contraire ils venaient d’un filou.

Nous découvrîmes même un podomètre de pèlerin datant du XVIIe siècle, en fer et en laiton et orné de dorures. Les pèlerins accrochaient une ficelle, reliée au podomètre, à leur jambe, ce qui enclenchait un mécanisme semblable à celui des montres à gousset de l’époque, ce qui permettait de compter leur nombre de pas durant un pèlerinage, pour équivalence un mètre pour chaque double pas, indiqué sur plusieurs cadrans.

Pour finir, cette visite répondit bien à notre thématique sur les mesures, comment celles-ci évoluèrent ainsi que les instruments de mesure.

Cette visite me parut très intéressante, notamment admirer des instruments de mesure de différentes époques et découvrir d’anciens battants de porte en fer ainsi que les enseignes.

Je remercie nos deux professeures d’histoire des arts ainsi que notre conférencière pour cette visite inoubliable.

Basile GIRARD, élève de Seconde 1, option Histoire des Arts