HdA – Secondes : photographie et restauration

Pour notre dernier cours de l’année et dans le cadre du Festival « Normandie Impressionniste », les Secondes en option Histoire des arts se sont rendus au Centre photographique de Normandie qui met à l’honneur Sarah Moon (née en 1941), artiste majeure de la scène photographique française et grande exploratrice des jardins. Associant ainsi passé et présent, l’exposition figure toute l’étendue des chemins empruntés par l’artiste parmi les nombreux jardins qu’elle a arpentés au long de son parcours de photographe. S’y déploient : ici, ses plans larges de végétation à la lumière argentée ; là, ses portraits de fleurs et d’oiseaux aux couleurs vibrantes. Des œuvres photographiques, poétiques qui pouvaient faire le lien avec le programme de Français en classe de Première. Au-delà de la technique photographique pour les prises de vue, cadrage, ont été abordées les techniques pour la réalisation des tirages (à ce sujet, un lien sera fait avec le programme de physique-chimie).

Pour la seconde visite, nous nous sommes rendus à l’Aître Saint-Maclou. Dans un premier temps nous avons observé ce lieu emblématique de Rouen. Au XIVe siècle, l’Europe est touchée par une crise démographique en lien avec la guerre, la famine et la peste. Rouen est lourdement impactée et doit créer un nouveau cimetière : l’aître Saint-Maclou. Au Moyen âge, la population utilise pour désigner un cimetière, les termes d’« aître » ou de « charnier ». En 2016, l’opération de restauration lancée par la Métropole Rouen Normandie est sans précédent dans l’histoire du monument. Son objectif : assurer la conservation de l’aître Saint-Maclou et préserver pour les générations à venir l’intégrité et l’authenticité de cet édifice unique, classé dès 1862 aux Monuments historiques. Aujourd’hui, l’aître Saint-Maclou accueille la Galerie des Arts du Feu dont la vocation est la valorisation des métiers d’art, la galerie d’art contemporain Telmah et un restaurant le café « Hamlet ». Un lieu que nous avons visité, afin d’admirer cette restauration, mais aussi visiter les ateliers et voir l’exposition de Janaina Tschäpe, qui explore à travers sa peinture un univers fluide où l’humain, le végétal et l’aquatique se fondent dans des paysages abstraits et aux Nymphéas de Claude Monet.
Nathalie LAFON-BILLARD, Professeur d’arts plastiques et d’histoire des arts
