31 Jan

Séjour « French Riviera » – L’option Histoire des Arts en Provence

Lundi 19 janvier 2026 : départ et arrivée à Nice

Ce matin-là, nous nous retrouvâmes, trente-cinq lycéens de l’option Histoire des Arts, en gare de Rouen, avec Mme Guillotin, notre professeure dans cette option, ainsi que MM. Hardier et Kivici qui s’apprêtaient à nous accompagner dans notre voyage culturel nommé « French Riviera ».

Nous prîmes donc le train pour Paris, motivés. Durant le trajet, nous admirions le paysage normand puis francilien ou nous discutions. Arrivés à la capitale, nous dûmes prendre le métro jusqu’à la gare de Lyon en passant tant bien que mal à travers les barrières et en s’orientant le mieux possible dans les souterrains du métro. À la gare de Lyon, nous nous installâmes confortablement dans notre TGV « luxueux » pour supporter six heures de trajet jusqu’à Nice. Après quelques heures de grande vitesse jusqu’à Marseille, notre train roula à « vitesse de TER » jusqu’à Nice. Nous pûmes admirer – même découvrir pour certains – d’un côté la mer Méditerranée et la Côte d’Azur, de l’autre les Alpes provençales de grandes tailles. Néanmoins, arrivés à Cannes, nous ne pûmes continuer le trajet « en raison d’un incident de personnes en gare de Nice ». Nous dûmes donc attendre notre car qui put heureusement nous emmener, avec toutefois un peu de retard, à notre logement situé au Sanctuaire du Laghet à la Trinité près de Nice, en plein cœur des montagnes de Provence.

Après l’installation dans les chambres et le dîner, une religieuse de la communauté du Sacré-Cœur de Montmartre nous présenta le sanctuaire. La chapelle du sanctuaire est entourée d’un magnifique cloître dont les murs sont couverts d’ex-voto, des reconnaissances envers la Sainte Vierge, pour son intercession illustrée de plusieurs façons. Ce sont principalement des plaques de marbre gravées, ou encore des plaques peintes sur des petits tableaux. La collection d’ex-voto du Sanctuaire de Laghet qui rassemble plus de 4 000 pièces est une des plus riches d’Europe. Elle se répartit entre le Musée des ex-voto Salle Don Jacques Fighiera, les cursives du cloître et la crypte où s’entassent les offrandes telles que, béquilles, volants de voiture, bouquets de mariée, souvenirs de baptême, etc. Le plus ancien datait de 1793 et le plus récent de 2025, autant dire, selon la Sœur, que les miracles ne sont pas terminés. Toutefois, ce sanctuaire n’est pas un lieu d’apparition. La chapelle, quant à elle, ressemble beaucoup à la basilique Saint-Pierre de Rome en terme d’architecture, au plafond peint, aux nombreuses statues d’anges, aux murs de marbre. Dans le chœur se trouve une statue de Notre-Dame de Laghet, aux robes rouge, grise et bleu aux motifs d’étoiles jaunes, tenant Jésus enfant. Après cette visite très intéressante, les sœurs nous invitèrent, pour ceux qui le désiraient, à assister avec elles à l’office des complies, puis nous pûmes regagner nos chambres pour nous préparer à la journée suivante.

Basile GIRARD, Adam LESUEUR et Alexis BERQUIER, élèves de Seconde

Mardi 20 janvier

La Villa Kérylos, une villa grecque à l’antique

Dans la mythologie grecque, Kérylos désigne l’Alcyon, oiseau mythique nichant au cœur de l’hiver, né de la transformation d’Alcyoné, épouse de Céyx. Cette hirondelle de mer était réputée annoncer un heureux présage

Plus qu’une architecture, la Villa Kérylos est une œuvre totale née du désir érudit de Théodore Reinach, portée par un architecte de talent, Emmanuel Pontremoli. Les deux hommes se rencontrent au Salon de 1900, alors que Pontremoli présente le fruit de ses recherches à Pergame. Ensemble, ils édifient ce fabuleux monument entre 1902 et 1908 à Beaulieu-sur-Mer, entourés des meilleurs artisans et artistes. Théodore Reinach demande à l’architecte Emmanuel Pontremoli de concevoir une maison inspirée des habitations grecques de l’époque hellénistique, en particulier celles de l’île de Délos.

La villa ne cherche pas à reproduire exactement une maison antique, mais plutôt à s’en inspirer. Elle reprend les formes et les styles de l’Antiquité grecque tout en intégrant des éléments modernes de l’époque, comme le confort (piano, télévision, l’ensemble caché dans un mobilier sur mesure) et certaines techniques ou technologie (électricité) du début du XXe siècle.. Cela permet de créer un lien entre le passé et le présent.

L’intérieur de la Villa Kérylos a aussi été très travaillé. Les fresques, les décors et le mobilier ont été spécialement conçus pour aller avec l’architecture. Le mobilier a été réalisé sur mesure par l’ébéniste Louis François Bettenfeld, à partir de modèles antiques. Des matériaux comme le bois, le bronze et le marbre ont été utilisés. Les meubles ne servent pas seulement à décorer, mais aussi à montrer l’utilité de chaque pièce.

Théodore Reinach se rendait souvent dans les ateliers pour vérifier que tout allait bien. Il voulait s’assurer que les meubles étaient fabriqués avec soin et que les matériaux utilisés étaient de bonne qualité. Théodore Reinach voulait également que les références antiques soient respectées dans la fabrication du mobilier.

Après sa mort en 1928, la Villa Kérylos a été donnée à l’Institut de France afin d’être conservée. Aujourd’hui, elle est ouverte au public et sert de lieu culturel autour de l’Antiquité.

Dans un second temps, nous avons eu une initiation à la peinture grecque ancienne ; afin de découvrir le monde fascinant de celle-ci et nous plonger dans le monde oublié des peintres grecs, ressuscités au XIXe siècle par les artistes ayant œuvré à la Villa Kérylos.

Pour conclure, la Villa Kérylos est un lieu unique qui montre l’importance de la culture grecque antique et la volonté de la faire revivre à l’époque moderne. Un lieu d’exception et surprenant, donnant sur la mer, on pouvait se croire un instant transporté en Grèce, avec  sa vue imprenable sur la méditerrannée !

Eliott DESDEVISES, élève de Première

Monaco

Lors de notre visite à Monaco, nous étions accompagnés d’un guide touristique monégasque, Jean Marc, qui nous a fait découvrir le Monaco historique à travers un parcours pédestre. Dès le début, il a développé le contexte géographique et politique de la principauté, ainsi que son histoire. Il nous a montré comment Monaco s’est construite au fil des siècles et a insisté sur le rôle central de la famille princière dans le développement et la stabilité du pays.

Il nous a également donné des informations sur la population de Monaco. La principauté compte environ 39 000 habitants, et environ 9500 monégasques ce qui en fait l’un des États les plus petits et les plus densément peuplés du monde. Parmi ces habitants, les Monégasques sont minoritaires, ce qui explique l’importance accordée à la transmission de l’identité et des traditions.

Nous avons ensuite visité la cathédrale de Monaco. La cathédrale Notre-Dame-Immaculée est un édifice religieux romano-byzantin. L’intérieur était impressionnant par son ambiance calme et solennelle. La décoration, sobre mais élégante, montre l’importance historique et symbolique de ce lieu, notamment pour la famille princière. Elle accueille les offices pontificaux lors des grandes fêtes religieuses ainsi que pour la Sainte-Dévote (27 janvier) et la Fête nationale (19 novembre), dont son père, le prince Rainier III, reconnaissait le patronat.

La visite s’est poursuivie aux jardins Saint-Martin. Le guide nous a expliqué que cet endroit avait servi de refuge à Homo sapiens il y a environ 25 000 ans. En parcourant les rues et ruelles du Rocher, Jean Marc nous a présenté les grandes périodes de l’histoire de Monaco, ce qui nous a permis de mieux comprendre l’évolution de la principauté au fil du temps.

Juste à côté de la cathédrale, nous avons découvert l’endroit où se trouvent les canonniers. Le guide nous a décrit leur rôle lors de certaines cérémonies officielles, ce qui montre que Monaco conserve encore aujourd’hui des traditions très ancrées dans son histoire.

Enfin, il nous a parlé des symboles de Monaco, comme le drapeau et l’emblème, leurs significations, mais aussi comment devenir monégasque. La nationalité monégasque s’obtient principalement par la filiation, c’est-à-dire en naissant de parents Monégasques. Il est aussi possible de devenir Monégasque par mariage, sous certaines conditions, ou par naturalisation, mais celle-ci est très rare et accordée uniquement par décision du Prince, après de nombreuses années de résidence à Monaco.

Cette visite guidée nous a permis de mieux comprendre Monaco, non seulement comme ville moderne et luxueuse avec ses buildings, mais aussi sa principauté, son histoire riche, ses traditions fortes et une identité très protégée.

Un temps libre nous a permis de faire quelques découvertes et des emplettes pour certains d’entre nous.

Louise MÉNARD, Basile BORDIN, Agathe VIN, Clémence NÉE , Andreas FLEURY, Lancelot DAUNEAU-LEMOINE, élèves de Terminale

Mercredi 21 janvier

Fondation Maeght

Lors du deuxième jour de notre voyage culturel sur la French Riviera, nous nous sommes rendus à la Fondation Maeght. La Fondation Marguerite et Aimé Maeght compte aujourd’hui parmi les grandes institutions culturelles internationales. Inaugurée le 28 juillet 1964 par André Malraux, la fondation est née de l’amitié d’Aimé Maeght et de son épouse Marguerite, principaux éditeurs et marchands d’art de l’Europe d’après-guerre, avec certains des artistes les plus importants du XXe siècle comme Joan Miró, Alexander Calder, Fernand Léger, Georges Braque, Alberto Giacometti, Marc Chagall et bien d’autres. Couple visionnaire, ils ont organisé des expositions légendaires telles que la première exposition surréaliste en 1947 autour d’André Breton et Marcel Duchamp dans leur galerie parisienne. Première fondation privée dédiée à l’art en France, la Fondation Maeght est inspirée de modèles américains, comme la fondation Guggenheim ou les collections Barnes et Phillips, découverts par les Maeght lors de leurs voyages aux États-Unis dans les années 1950.

L’architecture moderne de cette fondation est marquée par des toits en quart de cercle qui permettent de capter la lumière. Il s’agit donc d’un bâtiment unique. Plus récemment en 2024, il a même été agrandi pour pouvoir accueillir plus de collections.

L’architecture tente de créer un lien entre l’extérieur et l’intérieur notamment avec la présence de grandes fenêtres.

Nous avons donc découvert un art contemporain autant à l’intérieur qu’à l’extérieur lors d’une visite guidée. Nous nous sommes plongés dans l’univers d’artistes comme Marc Chagall avec par exemple sa mosaïque « Les amoureux », Joan Miró avec son labyrinthe extérieur et tant d’autres.

Ensuite, nous nous sommes redirigés vers Cimiez pour aller pique-niquer dans un parc avant notre seconde visite de la journée.

Sarah GUELLE et Émeline DRAULT, élèves de Terminale

Musée Archéologie Cimiez

L’antique cité romaine de Cemenelum a été édifiée au pied de l’oppidum (habitat fortifié) des Vediantii (aujourd’hui la colline Bellanda). Fondée à l’extrême fin du Ier siècle av. J.-C., après les campagnes de pacification des Alpes conduites par l’empereur Auguste, Cemenelum devient la capitale de la province des Alpes Maritimae.

Sa position stratégique sur le passage de la via Julia Augusta et au départ des routes vers les Alpes, lui permettait de contrôler les vallées. Pôle militaire, la cité devient la station permanente durant plus d’un siècle, d’au moins trois cohortes (corps d’infanterie). Son essor est dû à une politique impériale appliquée par les gouverneurs de la province.

Vers 14 avant Jésus-Christ, Jules César commence la domination romaine mais le territoire n’est pas totalement contrôlé, c’est donc l’empereur Auguste qui termine cette conquête afin de sécuriser les déplacements entre Rome et la Gaule. La ville est organisée selon un plan romain avec des routes orientées nord-sud et est-ouest, équipées de trottoirs et d’égouts souterrains qui évacuaient les eaux vers une rivière, tandis que l’eau potable arrivait par des aqueducs. Le site actuel couvre environ 2 hectares, soit 10 % de la ville antique, et il est principalement composé de thermes publics, avec une seule habitation identifiée. On distingue trois ensembles thermaux : les thermes du Nord du Ier siècle, ceux de l’Ouest du IIe siècle et ceux de l’Est du IIIe siècle, organisés autour du frigidarium, du tepidarium et du caldarium, parfois complétés par un sudatorium.

Le chauffage reposait sur le système de l’hypocauste, utilisant des brasiers entretenus par des esclaves, la chaleur circulant sous le sol et dans les murs avant d’être rejetée par le toit, et les bâtiments étaient recouverts d’un enduit rosé appelé opus signinum. À partir du Ve siècle, la ville décline puis est abandonnée au VIe siècle, avant d’être utilisée comme ferme, ce qui explique que le niveau de terre faisait disparaître une grande partie des fondations.

Le musée du site présente des objets retrouvés lors des fouilles comme de la vaisselle en céramique, des fragments de marbre et des restes de statues, ainsi que des bornes milliaires placées tous les mille pas romains, rappelant que toutes les routes menaient symboliquement à Rome, et aujourd’hui il faut beaucoup d’imagination pour comprendre comment la ville fonctionnait à l’époque avec seulement des ruines visibles.

Cette visite nous a permis d’accéder à un site antique de style Romain et ainsi faire le lien précieux  avec notre cours d’Hstoire des Arts de Seconde  sur l’antiquité romaine et plus particulièrement Rome.

Elio BOULY-JOURDA, Werner PIERROUX-SUITNER, Jules PHILIPPE et Ewen VARIN, élèves de Première

 

Instant magique

avant le retour à l’hébergement sur la promenade des Anglais

                                                   Jeudi 22 janvier

Musée Matisse. Visite guidée de l’exposition temporaire

« Maurice Denis – Années 1920 Denis – L’éclat du Midi ».

Une conférencière exceptionnelle nous attendait pour nous faire découvrir l’exposition temporaire « Maurice Denis – Années 1920 Denis – L’éclat du Midi ».  Cette année, le musée célèbre le centenaire de l’exposition organisée par la Société des Beaux-Arts de Nice en 1925. Elle rassemblait quarante-trois œuvres couvrant toute la carrière de Maurice Denis (1870-1943). Dispersées depuis, plus de la moitié d’entre elles sont ici à nouveau réunies. La reconstitution et l’étude de cette exposition historique témoignent de l’importance qu’ont eu les voyages successifs de l’artiste dans le sud de la France (1906, 1913 et 1922), pendant sa prolifique décennie créative des années vingt.

Retraçant pour la première fois le fil des séjours de Maurice Denis dans le Midi, la présente exposition met en lumière ses rencontres et échanges avec les artistes ayant fait le choix d’y vivre, tels Cézanne, Renoir, Maillol, ou encore Signac. Les œuvres qu’il réalise à son retour reflètent ses pérégrinations au cour des paysages regorgeant de cyprès, de mimosas et de pins parasols; des paysages qu’il croque abondamment dans des carnets qui ne le quittent jamais.

Artiste guidé par une profonde spiritualité, ces contrées génèrent chez lui des visions édéniques, apaisées, rayonnantes d’une présence divine. A ses chapelles, églises et oratoires se mêlent alors des scènes mythologiques, donnant naissance à une forme d’Arcadie

C’est accompagné de son ami, le peintre Ker-Xavier Roussel, que Maurice Denis voyage pour la première fois en Provence, du 26 janvier au 8 février 1906. Les deux compères débutent à Marseille un périple à bicyclette qui les mènera jusqu’à Bordighera, située à la frontière italienne. Le trajet est rythmé par des entrevues avec des peintres déjà installés dans le Sud, tels Henri-Edmond Cross, Paul Signac, Louis Valtat, Auguste Renoir et Simon Bussy, avec lesquels ils échangent sur leur pratique de la peinture. Ce voyage est, pour Maurice Denis, une « première révélation du vrai Midi », celle d’un climat agréable en hiver, d’une géographie variant entre littoral, vallées et gorges jalonnées de villages à l’aspect italien. La traversée de l’Estérel l’éblouit particulièrement, ainsi que l’arrivée à Cannes.

Les années vingt sont marquées par plusieurs grands voyages extraeuropéens – au Maghreb, en Amérique du Nord et en Palestine – effectués par l’artiste, toujours désireux de renouveler son inspiration et de se ressourcer. Mais la décennie est aussi l’occasion pour Denis de séjourner à quatre reprises en Italie, pays dont il est profondément épris. Lorsqu’en 1921, au retour du Maghreb, il embarque pour la Sicile, avant de rejoindre Naples, Rome, Sienne puis Florence, c’est déjà la septième fois qu’il sillonne le pays. Ses Carnets de voyage en Italie, publiés en 1925, relate cet énième périple.

Ce qui est intéressant de souligner, c’est cette citation de l’artiste au sujet de son travail :

« Chacune de ces œuvres représente une recherche, dans tous les sens techniques et esthétiques; pas une n’est réalisée entièrement, le temps cependant a travaillé et travaille encore pour moi. Chacune est un morceau de moi-même, c’est ce qui en fait la qualité exceptionnelle dans la production de ce temps: cela, je le sens bien, c’est ce que je sens le mieux Mais c’est tout de même aussi de la peinture. Dieu soit loué de m’avoir laissé voir cette récapitulation de ma vie. » (Maurice Denis, à propos de la rétrospective qui lui est consacrée au Pavillon de Marsan, Joura, 1924.)

Constance VIN, Margaux BAURY, Margaux MAZE, Marina PLUMECOQ, Camille FIESS, élèves de Seconde

Musée du Parfum Fragonard

Lors de notre visite nous avons découvert l’usine de parfums Fragonard, située à Grasse. La visite a commencé par une explication sur l’origine du parfum. La guide nous a expliqué que le parfum s’est développé en France à la Renaissance, notamment avec Catherine de Médicis, qui faisait parfumer ses gants pour masquer l’odeur du cuir. C’est à partir de là que le parfum devient un produit de luxe.

La maison Fragonard a été fondée en 1926 dans une tannerie au XVIIIe siècle, elle est devenue usine de parfumerie au tout début du siècle suivant et porte le nom du peintre Jean-Honoré Fragonard. C’est une entreprise française qui perpétue un savoir-faire traditionnel tout en utilisant des techniques modernes. Elle est aujourd’hui l’une des grandes maisons de parfumerie de Grasse. Les machines utilisées, des alambics en cuivre à celles des ateliers de savonnerie, offrent un intérêt historique, social et culturel sur les techniques et conditions de travail régissant les parfumeries familiales jusqu’aux années 1950.

On nous a ensuite expliqué comment les parfums sont fabriqués. Les parfumeurs, appelés des nez, utilisent des pipettes pour doser précisément les différentes essences. Un parfum est composé de trois parties : les notes de tête, que l’on sent en premier, les notes de cœur, qui donnent l’identité du parfum, et les notes de fond, qui restent le plus longtemps sur la peau. La parfumerie présente une grande analogie avec la musique. Ainsi le parfumeur, à l’image du musicien, compose ses parfums devant un orgue, meuble sur lequel sont disposés tous les flacons d’essences qui lui seront nécessaires. Un parfum est constitué d’un accord qui désigne une association de plusieurs notes (accord boisé, accord chypré, notes fruitées, notes fleuries). La conception d’un parfum peut demander plusieurs années de recherche.

Puis nous avons vu la façon dont les flacons sont remplis et emballés manuellement.

Pour finir, nous avons fait un atelier pour créer notre propre parfum avec 3 arômes, un pour le fond, l’autre pour le cœur et le dernier pour la tête.

Grâce à cette visite, nous avons pu découvrir le monde de l’entreprise, la fabrication du parfum, jusqu’à la création de son conditionnement, sa vente et sa diffusion dans le monde. L’atelier pédagogique du parfumeur nous a permis de créer notre essence de parfum,  de faire le lien avec le cours de chimie.

Alix MABILLE, Aloïse TYFEL et Adèle DOUCET, élèves de Première

Vendredi 23 janvier

Musée des arts asiatiques

Au gré de notre parcours dans le musée, nous avons  voyagé à travers les collections en Chine, au Japon, en Inde, en Asie du Sud -Est. Des foyers-chrono -géographiques que nous avons étudiés en seconde option Histoire des arts.

Le musée départemental des arts asiatiques  a été inauguré le 16 octobre 1998 et conçu par l’architecte japonais Kenzo Tange : « Dans mon esprit, ce musée est un bijou de neige brillant dans l’azur de la Méditerranée. C’est un cygne qui flotte sur un lac paisible au milieu de la végétation luxuriante… ». Attenant à un parc floral, le bâtiment se trouve au-dessus d’un lac artificiel et donne l’illusion de flotter sur l’eau.

La présentation muséographique conçue par l’architecte François Deslaugiers va totalement dans le sens de cette mise en valeur des objets exposés au sein du musée par des supports de verre et un éclairage raffiné.

Sur l’Inde où l’on retrouve une statue de Ganesh dansant datant de la 2e moitié du Xe siècle pendant la période du Pâla (750-1174) ; une déesse à l’arbre datant du milieu du Xe siècle qui est un élément architectural d’un temple brahmanique.

Sur la Chine où l’on retrouve un disque en jade blanc poli provenant de la culture de Liangzhu datant d’environ 3300-2200 avant J-C, une statue d’une dame à genoux en terre cuite à engobe blanc polychrome provenant de la dynastie Han (206 av. – 220 ap. J-C).

Sur le Japon, une armure d’apparat en cuir laqué, métal, soie, bois, or, alliage cuivreux datant de la 1er moitié du XIXe siècle pendant l’époque d’Edo (1603-1868) l’armure porte l’emblème (mon) du clan Hotta qui dirigeait le domaine de Sakura, une impression xylographique Shini-e (« image de défunt » en français sont des estampes commémoratives réalisées après le décès des acteurs de kabuki) datant de 1903.

Sur le Vietnam où l’on retrouve une tête de Shiva en alliage d’or et d’argent provenant du royaume de Champa datant du IXe siècle c’est un phallus stylisé …

Sur le Cambodge où l’on retrouve un prajñâpâramitâ (divinité dotée de onze paires de bras et d’une coiffe à dix têtes est une personnification de la Sagesse parfaite et de la Prajñâpâramita, livre sacré du bouddhisme) en bronze datant de la première moitié du XIIe siècle dans le style d’Angkor-Vat.

À l’étage inférieur du musée nous était proposé une exposition temporaire intitulée « Sum ? », enrichie en photos et estampes, première exposition sur cette thématique en France. Parmi les photographies, nous retrouvons celles du français Philippe Marinig qui honore les combattants à travers des images puissantes mais aussi les gravures sur bois de Kinoshita Daimon consacré à l’ukiyo-e (les images du monde flottant) et à ses liens avec le Sum ?. Ces deux artistes sont au cœur de l’exposition. Bien plus que des sportifs, les Sum? aussi appelés Rikishi, sont des véritables stars de télévision et idoles pour les Japonais. Les Sum? allient la tradition ancestrale qu’ils incarnent et la modernité d’une discipline largement médiatisée de nos jours. Les premières photos de Rikishi prisent dès le XIXe siècle, contrastent avec celles d’aujourd’hui par la technique qui s’est développée mais restent fidèles au sport initial qui traverse les époques. Leurs journées sont faites d’exercices de souplesse à l’aube, de soupes de poisson favorisant la prise de masse, et de tâches ménagères au sein de leurs maisons d’entraînements.

C’est un mode de vie exigeant et très discipliné !

Pauline LE CAM, élève de Terminale 

Retour dans le TGV

Petits groupes de travail avec Mme Guillotin sur le programme de français pour le Baccalauréat. Des élèves rigoureuses et sérieuses. Nous les félicitons également pour leur investissement et leur sérieux tout au long des visites de notre séjour. Bilan des élèves : un séjour culturel riche en découvertes, pour certains ce fut la surprenante villa Kérilos, pour d’autres la découverte de Monaco et pour d’autres encore la magnifique fondation Maeght.

Arrivée en gare de Rouen à 20 heures : des élèves heureux de ce séjour culturel sur la Riviera Française dont certains ont déjà demandé le lieu du séjour de l’an prochain !

Nathalie LAFON-BILLARD, Élodie GUILLOTIN, Professeurs