06 Juil

78 ans. Âge des regards vers le passé.

23 juin 2026 : visite à Rouen, vers l’enfance : 1955 à 1966, un jeune être à instruire, une personne à éduquer. Ce sera à l’Institution Join-Lambert, de la 10e à la Première. Le directeur est l’abbé LECOEUR dont le nom a dû forger sa personnalité. Il est assisté par des professeurs tels l’abbé Defrance, l’abbé Michaux, l’abbé Morin, qui lui succédera. Tous sont convaincus que l’enseignement consiste à encourager et non à sanctionner.

Lors de cet enseignement, dans le jeune esprit qui recherche son identité, mon inconscient imprime la marque « join-lambertienne » : « je est aussi un autre », non pas celui de Rimbaud, mais celui du Maurice Zundel de « Quel homme, quel Dieu ». En quelque sorte l’homme, l’animal social d’Aristote, de Montesquieu, de Durkheim est aussi inspiré par le message de l’Évangile « aime ton prochain comme toi-même, » … car il est une partie de toi.

17 ans. Âge où on s’interroge sur son avenir et sur le métier qu’on choisira. Depuis l’âge de 8 ans JE VEUX être marin. Mon empreinte join-lambertienne m’interroge  : en quoi cela te rendra utile aux autres ? Je ne sais pas répondre. Une affiche alors visible en ville montre un enfant africain souffrant de la faim, avec un corps et un visage squelettique surmontant le gros ventre du kwashiorkor. La réponse de mon utilité sociale est là : je serai ingénieur agronome et j’œuvrerai pour atténuer ce fléau.

Cela a été ma vie. Et cela m’a rendu heureux.

Merci Join Lambert. Très chaleureusement

Alain LEPLAIDEUR