18 Fév

Bon et saint Carême !

Chers amis,

À n’en pas douter nous serons nombreux cette année encore à faire des 40 jours qui nous séparent de Pâques un temps particulier, privilégié. Dans nos établissements les initiatives de Carême fleuriront, donnant plus de place encore à la simplicité, à l’attention à l’autre, au partage, au pardon. Nous pouvons profiter de cette aspiration pour vivre nous aussi pleinement ce temps de conversion du cœur.

« Je demande aux communautés éducatives : désarmez les paroles, levez le regard, gardez le cœur » écrivait le Pape Léon XIV dans sa Lettre apostolique à l’occasion des 60 ans de la Déclaration Gravissimum Educationis.

Ainsi, le Conseil pastoral de l’Enseignement Catholique du diocèse de Rouen a souhaité vous adresser un message d’encouragement à suivre cette demande pour les semaines à venir.

« Désarmez les paroles » ; quel que soit notre âge ou notre fonction, nos paroles peuvent meurtrir et tuer la confiance. Pendant ce Carême, renonçons à faire de nos paroles et de nos langues des armes.

Prenons le temps de l’écoute apaisée et du dialogue. Osons la rencontre qui fait grandir en dignité.

« Levez le regard » ; quand notre cœur est pris par les tourments, l’inquiétude, le doute et le désespoir : levons le regard pour retrouver le chemin du Christ. Osons l’Espérance, osons le témoignage, osons la mission !

« Gardez le cœur » ; nous croyons que les enfants, les jeunes et les adultes qui côtoient l’Enseignement Catholique s’appuient et grandissent sur la confiance mutuelle et l’authenticité du regard posé sur eux. Osons le cœur à cœur dans nos rencontres.

Enfin, à chacun de vous nous voulons aussi proposer un exercice de Carême très concret.

Dans le même texte que cité précédemment, Léon XIV lance aux communautés éducatives cet appel : « Soyez serviteurs du monde éducatif, chorégraphes de l’espérance, chercheurs infatigables de la sagesse, artisans crédibles d’expressions de beauté. »

Le défi spirituel est le suivant : choisissons de dire à 4 personnes, une de ces 4 injonctions, sous forme d’un constat, comme une reconnaissance de son investissement, comme une résurrection. Ainsi, à telle personne nous pourrons dire « tu es un chercheur infatigable de la sagesse » et à telle autre « tu es serviteur du monde éducatif », etc.

Face aux contradictions de notre temps, face aux obscurités, aux désillusions, sommes-nous capables de « naviguer à travers les défis avec espérance […] sans perdre la fidélité à l’Évangile » ? Pendant ce Carême, encore plus que d’habitude, sachons développer ce qui fait de nos écoles une constellation lumineuse qui « non seulement brillera mais orientera » vers la vérité, la fraternité et l’espérance.

Bon et saint Carême !

Les membres du Conseil pastoral de l’Enseignement Catholique du diocèse de Rouen.